1.28.2007

Richmond Nature Park

Ce parc-nature est situé en Colombie-Britannique, tout près de l'aéroport international de Vancouver. Je l'ai visité récemment. D'ailleurs, en déambulant dans les sentiers humides du parc, je voyais constamment des avions passés au-dessus de ma tête ! J'ai voulu profiter de mon passage en ce lieu pour m'oxygéner les poumons et relaxer un peu. Concernant le deuxième objectif, ce fut assez difficile compte tenu du fait que ce parc est ceinturé d'une autoroute et de boulevards où la circulation est continuelle et... bruyante. À un moment donné, j'aurais voulu crier :
« Arrêtez-vous un peu, je vous en prie !!! ». Pourquoi devons-nous vivre constamment dans le bruit ? Enfin, j'ai eu la chance de découvrir un nouvel endroit et une flore différente.

1.21.2007

Un drôle de moineau, l'écolo ?

Que veulent vraiment les "écologistes" ? S'assurer que nos enfants et les générations futures puissent profiter des bienfaits de la terre. Ce qui veut dire boire de l'eau pure, respirer de l'air de qualité, manger des aliments sains et jouir des splendeurs de la biosphère sans devoir se rendre trop loin de leur domicile. Les environnementalistes sont perçus comme des marginaux, des chialeurs, et des empêcheurs de développer en cons.
Et à dire vrai, c'est ce qu'ils sont un peu. Les combats pour préserver notre patrimoine écologique sont tout de même considérables et les avancées très limitées. La moindre victoire est temporaire et le travail toujours à recommencer. Il y a beaucoup de recul en ce moment. De plus en plus, nous consommons pour jeter aussitôt, nous gaspillons l'eau et l'énergie à outrance. Nous avalons peu à peu la nature autour et au sein des villes. Notre empreinte écologique est tout simplement gigantesque. Logiquement, le nombre de véhicules augmente sans cesse, que ce soit au Canada, aux États-Unis ou en Chine. Nous savons pourtant que l'automobile est LA source de pollution contribuant le plus au réchauffement de la planète ! Ça va vraiment mal à' shop !

Le militant écolo, c'est un Don Quichotte nouveau genre se battant contre des moulins... à paroles. Car c'est connu, les politiciens sont de grands parleurs et de petits faiseurs. Du moins concernant la préservation de nos richesses collectives. Comment affronter la crise environnementale annoncée par tout les scientifiques quand nos gouvernements sont composés en majorité d'avocats, d'économistes et de médecins ?
Excepté pour le dernier exemple, ces professions n'ont pas la compétence pour gérer de façon durable le vivant. Il est rare de compter dans les rangs des partis politiques d'aujourd'hui — mis à part les Verts en Europe — des gens capables de comprendre les enjeux écologiques et de proposer des solutions ayant des chances d'être appliqué presqu'aussitôt. On demande aux citoyens de faire des efforts, mais à des niveaux supérieurs on gère la ressource comme des cancres et des égoïstes. Nous sommes des animaux dotés de la raison. À l'opposé, les animaux savent par instinct quoi faire. Et ce, sans créer de catastrophe. L'intelligence des humains serait-elle donc un cadeau empoisonné offert par "Dieu"?

1.13.2007

R.I.P. Fleuve Rupert

Je suis encore abasourdi par l'annonce faite jeudi dernier concernant la construction de la centrale hydro-électrique Eastmain 1-A. Le plus choquant dans tout ça, c'est de constater l'inconscience totale de nos dirigeants par rapport aux enjeux environnementaux de demain. Les ingénieurs d'Hydro-Québec vont tout bonnement harnacher l'un des derniers grands fleuves encore intacts sur la planète et on reste là à ne rien faire et à ne rien dire. La Rupert sera dérivé sur une distance plus grande encore que l'écart séparant les villes de Montréal et de Québec. Cela est considérable. Sans parler du fait qu'il faudra bien acheminer toute l'électricité produite vers le sud, en construisant... d'autres lignes de transport ! À regarder nos gros bonnets de la politique procéder à cette mise en chantier, j'ai eu la vive impression que pour eux notre patrimoine naturel n'avait aucune importance. Quelle élégance dans le je-m'en-foutisme ! Je ne peux m'empêcher de paraphraser un mauvais slogan de Camille Samson, l'ancien chef des créditistes, un parti ayant disparu du paysage politique québécois depuis belle lurette : « ... les générations précédentes nous ont amenés au bord du gouffre écologique, avec notre vision à court terme, nous ferons un pas en avant... »
Nos représentants et notre élite sont tout de même le reflet de ce que nous sommes. Le lendemain de la conférence de presse, un journaliste écrivait que l'annonce de ce projet avait été un échec cuisant pour les écologistes. J'ai sursauté en lisant ça, car je me disais qu'en fin de compte, c'était l'échec de NOUS TOUS. Quand on aura défiguré de fond en comble notre environnement, il sera très difficile, voire impossible, de réparer les pots cassés.

1.11.2007

Une journée noire pour le Québec


Aujourd'hui a eu lieu la première pelletée de terre virtuelle du projet hydro-électrique Eastmain 1-A d’Hydro-Québec.
On détournera sur une distance de 314 km, la Rupert, l'un des derniers grands fleuves encore à l'état sauvage de la Terre. Ce chantier de 5 milliards de dollars prévoit la construction de 4 barrages, 75 digues, un tunnel de 3 km, permettant à la société d'État de rediriger vers le nord jusqu'à 70 % du débit du fleuve vers le complexe Eastmain-La Grande. Conséquence de ce détournement provoqué: on inondera 346 km² de territoire. Le poisson sera alors impropre à la consommation pendant au moins quinze ans. Car le taux de mercure dans sa chair deviendra trop élevé. Ce n'est pas une bien bonne nouvelle pour les Cris qui s'en nourrissent sur une base régulière. Après ça, vous me ferez à croire que l'hydro-électricité est une forme d'énergie propre.

Le premier ministre Jean Charest se frotte déjà les mains intérieurement puisque cette annonce lui amènera des votes. Cela est pratique quand on envisage de déclencher des élections dans un avenir proche.
De son côté, le président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, savoure le fait que la société d'État va pouvoir davantage vendre de l'électricité aux Ontariens et aux Américains. Pour des arrivistes et des gens qui gouvernent à courte vue, ce type d'annonce est courant. Mais construire de tels barrages demeure du vandalisme écologique. Nous sacrifions notre patrimoine en mettant de l'avant une forme de développement économique archaïque, rétrograde et néfaste à long terme.

1.03.2007

2007, année polaire internationale

En constatant la température extérieure à Montréal, trop douce pour un mois de janvier, on voit bien que quelque chose cloche. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg... si vous me permettez l'expression.

L'expédition du Sedna IV, nous apprenait la disparition des glaces autour du continent Antarctique à une époque où il y devrait y en avoir.

« La planète blanche »,
le documentaire des français Thierry Piantanida et Thierry Ragobert, nous montre l'ours polaire, ce seigneur de l'Arctique, perdant progressivement la mainmise sur son royaume. Ce genre de constats m'attristent profondément. Certains diront que tout cela est déplorable mais qu'au fond, on n'y peut rien.
Au contraire ! Au delà de l'impuissance du moment, nous pouvons faire beaucoup pour ralentir l'effet de serre et ainsi sauver l'ursus maritimus d'une extinction quasi certaine. Exemples ? Écrivez à vos députés, à vos gouvernements, qu'ils soient municipaux, provinciaux, ou fédéraux. Demandez à vos représentants parlementaires qu'ils investissent plus dans les transports collectifs. Exigez de vos commettants qu'ils augmentent de manière significative les aires protégées. Car la verdure et les milieux naturels de qualité produisent une quantité appréciable d'oxygène et de biodiversité. Si vous le pouvez, déplacez-vous autrement qu'en auto. Dans le cas où vous devez absolument utiliser votre bagnole, covoiturez ! C'est bien meilleur pour le moral et pour le portefeuille.

Un blogue pour réfléchir sur les interactions entre l'humain et son environnement.