12.27.2006

Un héritage pour nos descendants ?

J'aurais pu affubler cette rubrique d'un autre titre : Un héritage pour notre planète ? Mais à bien y penser, l'humain n'est qu'un microbe sur cette Terre. Un microbe qui fait certes beaucoup de ravages... En certains endroits le virus homo sapien prends même des allures de cancer. S'il n'y a pas suffisamment de personnes qui agissent en ayant en tête la survie de notre espèce ainsi que la préservation de notre patrimoine écologique, eh bien, je crois que nous finirons par nous éteindre, tout comme les dinosaures avant nous. À la différence que cette fois, c'est nous qui aurons causé notre propre perte. Une fois débarrassée des êtres humains, la Terre s'en portera beaucoup mieux. Évidemment, ce scénario catastrophique n'aura pas lieu demain matin, ni l'an prochain. Mais plus nous tarderons à effectuer des modifications profondes à notre mode de vie trop souvent teintée d'insouciance et d'inconscience, plus nous ressentirons les conséquences de notre apathie et notre immobilisme. Jusqu'à tant que nous atteignions un point de non-retour. Quand cela arrivera-t'-il ? Bien malin celui qui pourra le dire !

12.11.2006

L'avenir des écoterritoires montréalais

Je suis très préoccupé par l’avenir des écoterritoires montréalais. Malgré l'adoption par l’administration du maire Tremblay, d’une Politique de protection et de mise en valeur des milieux naturels, il semblerait que cette politique ne soit effective que sur papier.

En dépit d'une promesse d’augmenter les aires protégées à 8 % sur l'île de Montréal, ces dernières stagnent encore à 3 %. Des écosystèmes qui auraient dû faire partie de ce 8 % ont été charcutés sous sa gouverne. Hélas, le saccage se poursuit puisque d’autres écoterritoires sont sur le point d’être envahis par les bulldozers.

Les objectifs de cette Politique de protection sont les suivants : maximiser la biodiversité et augmenter la superficie des milieux protégés à Montréal ; assurer la pérennité des milieux naturels dans les parcs existants et favoriser la consolidation et la viabilité des écosystèmes qui y sont présents ; favoriser une meilleure intégration des écosystèmes et des paysages naturels dans les milieux de vie.

Ce qui se passe sur le terrain ne reflète nullement ces objectifs. Deux exemples me viennent en tête. D’abord, l’écoterritoire Les rapides du Cheval Blanc. Sa partie orientale a été amputée par un développement domiciliaire majeur, et une portion de 10,5 hectares, situé dans la partie occidentale est dans la mire des promoteurs. Ensuite, on projette de construire, au coeur du Corridor écoforestier de la rivière à l’Orme, 400 maisons et sept tours de six étages. Dans les deux cas, ces deux sites exceptionnels font partie des 10 écoterritoires à protéger se retrouvant dans la fameuse Politique.
Pourquoi les identifier, si c'est pour ensuite les détruire ?

En plus de l’aspect esthétique et apaisant, les milieux naturels viables sont des usines qui oxygènent l’air ambiant et qui filtrent l’eau, entre autres choses. Ces fonctions essentielles ne coûtent pas un rond à la communauté et ne sont pas comptabilisées. Les services offerts gratuitement par la nature sont inestimables. La moindre des choses serait de protéger ces écosystèmes de qualité et les mettre en valeur.

Le devoir d’un vrai chef de gouvernement, qu'il soit municipal, provincial ou fédéral, est de prévoir à long terme. Afin de laisser un héritage digne de ce nom aux générations futures. Ce que je vois en ce moment, me dégoûte, me décourage et me révolte. En vérité, je perds progressivement ma fierté à être Montréalais et Québécois. Ne pourrions-nous pas réinventer l’urbanité au lieu de simplement copier ce qui se fait de plus laid en la matière ?

Un blogue pour réfléchir sur les interactions entre l'humain et son environnement.