Voici une lettre que j'ai fait parvenir récemment au Protecteur du citoyen:
Je vous écris pour me plaindre d’un service non rendu par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Le 19 mai dernier, j’ai écrit à ce ministère au sujet de recours possibles concernant l'acquisition de milieux naturels de qualité qu'une municipalité ne veut pas protéger.
Il s'agit ici du bois Douglas, situé à St-Jean-sur-Richelieu.
La direction de ce même ministère m’a répondu en transmettant ma demande à la direction régionale concernée, soit celle de la Montérégie. Cette dernière ne m’a jamais répondu. D'ailleurs, que fait la ministre Line Beauchamp dans toute cette histoire?
Je suis très préoccupé par la disparition constante des habitats fauniques dans le sud du Québec. Sans parler des plus belles terres arables de la province transformées en centres commerciaux ou autre Quartier 10-30.
Le bois Douglas sera vraisemblablement détruit dans sa totalité très prochainement. Pourquoi? Afin de construire une épicerie et un concessionnaire automobile dont personne n'a besoin, à part les propriétaires du terrain qui vont s'en mettre plein les poches. Le bois Douglas comporte pourtant une flore et une faune diversifiée, une richesse qui prend des centaines d’années à se former. Je considère que de détruire ce genre de milieux est un vol aux générations futures. Les infrastructures bétonnées sont relativement faciles à créer. Pas les milieux naturels riche en biodiversité. SOS Bois Douglas, un groupe de citoyens engagés et soucieux de l’avenir de leur agglomération, s’oppose farouchement à un développement non durable et veulent léguer à la postérité davantage qu’une ville asphaltée et exsangue. Ils ont amassés une pétition de 5000 noms concernant un autre boisé partiellement détruit, soit celui des Frères maristes. Une autre pétition de plus de 2000 signatures, intitulée Protection des zones boisés à St-Jean-sur-Richelieu a été déposé à l’Assemblée nationale. Le maire et la majorité de son conseil refuse d’accorder une importance à ces outils démocratiques. Je trouve ce rapport de force injuste. Le maire et ses conseillers se doivent de servir l’intérêt du plus grand nombre plutôt que ceux d’un petit groupe. Mais ce n'est pas ce qui se passe. C'est ce qui me fait penser qu'iI y a apparence de conflit d’intérêt dans toute cette affaire. Ce sont des situations de ce genre qui me font rêver à une enquête publique sur l’industrie de la construction. La population québécoise est en droit de savoir ce qui se trame réellement au sein des municipalités qui dilapident impunément notre patrimoine naturel.
Par ailleurs, je voudrais savoir quels sont les recours pour se plaindre vis-à-vis une administration municipale qui n'en fait qu'à sa tête. Je voudrais savoir également pourquoi le gouvernement ne fait pas appliquer sa propre loi, soit celle sur les milieux humides. Le bois Douglas en comporte plusieurs. Les milieux humides sont riches en biomasse et en biodiversité, et ils rendent de grands services à la collectivité. Pourtant ils sont rayés de la carte par des promoteurs sans vision qui ne pensent qu’a leur compte en banque.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma lettre, et je souhaite recevoir de votre part quelques suggestions ou éléments de solution.