La patate chaude
Un blogue pour réfléchir sur les interactions entre l'humain et son environnement.
9.25.2010
Voyage au Costa-Rica
Bijagua et la forêt tropicale humide
Nous quittons la station de recherche du Parc National Santa Rosa, vers 8h30, le matin du 25 décembre pour nous diriger vers Bijagua, de l’autre côté de la Cordillère du Guanacaste. Trois heures de route plus tard, nous arrivons enfin à l’Auberge Heliconias.
Le climat est totalement différent de ce que nous avons pu vivre lors de la première partie de notre stage. En effet, après avoir amorcé notre voyage dans un climat chaud et sec, nous voici au paradis de l’humidité. D'ailleurs, il pleut depuis 6 jours. Nous débarquons sous une pluie torrentielle les bagages se trouvant sur le dessus de l’autobus. À cause des fortes précipitations, notre randonnée en forêt à été remise au lendemain matin.
On profite de l’après-midi de congé pour s’avancer dans la préparation de nos présentations à venir et la rédaction de notre prochain rapport. Le soir, notre guide Donald nous présente l’historique du lieu où l’on se trouve. Lui et ses associés ont réussi à convaincre plusieurs villageois de renoncer à raser leurs terres, dans le but de pratiquer l’agriculture. Sachant que la terre, une fois dénudée de sa couverture végétale dense, se dégrade très rapidement, ces derniers ont décidés de miser sur l’écotourisme plutôt que sur l’utilisation non-renouvelable des ressources naturelles, Ils récoltent peu à peu le fruit de leur labeur puisque le nombre d’écotouristes dans la région augmente sans cesse.
Pour le souper de la Noël, nous mangeons un plat traditionnel costaricien. Il a plu toute la nuit, et au réveil, ça continue encore et encore. Cependant, il n’y a plus de report possible: nous devons affronter les éléments. De toute façon, la meilleure manière de découvrir une forêt pluviale n’est-elle pas sous la pluie? Sur les sentiers et les deux ponts magnifiquement aménagés par les propriétaires de l’auberge, nous découvrons avec des yeux ébahis, une forêt extrêmement luxuriante. C’est l’expérience ultime de la biodiversité et de la densité! Non seulement la flore est très diversifiée, mais chaque centimètre carré sur les branches, les troncs et sur le sol sont verts. L’espace de production végétale est, pour ainsi dire, maximisée. Dans la strate arborescente, les arbres grandissent afin d’atteindre la lumière. C’est pourquoi, il y a tout autour des spécimens gigantesques.
Le 26 décembre, notre prof procède à la dissection d’une broméliacée épiphyte. L’intérieur regorge d’eau, de débris et de décomposeurs. Chaque plante héberge plusieurs milliers de macro-invertébrés.
Le 27 décembre, nous visitons un fermier qui cultive pour lui et sa famille des fruits et légumes biologiques. Comme source de revenus alternative, il fait pousser des orchidées et élève des papillons. Les cocons de ces derniers sont vendus à différentes institutions nord-américaines et européennes, tel l’Insectarium de Montréal. Nous goûtons à de la canne sucre et mangeons des bananes cultivées sur place.
Après la visite de cet agriculteur, nous sommes reçus par les grands-parents de Donald, des fermiers traditionnels. Ils nous servent du café et des “bananes chaudes”, un met typique de la région. Nous marchons dans une plantation d’eucalyptus, de bananier, de caféier, et d’autres arbres fruitiers.
Le soir, il y a une présentation d’INBIO (Instituto Nacional de Biodiversidad). Des para-taxonomistes nous présentent de nombreux exemples d’insectes que l’on retrouve au Costa-Rica. 12 000 espèces (insectes, champignons, etc.) auraient été répertoriées à Bijagua. À 23h07, nous retournons complètement vannés à nos chambres.
Isla de Chira et la mangrove
Le but de notre visite ici, est de découvrir un écosystème marin, et de nous familiariser encore plus avec l’impact de l’humain sur la nature.
Nous séjournons 5 jours et 5 nuits à l’auberge La Amistad sur l’Isla de Chira. Cette île est la deuxième plus grande du Costa Rica en superficie. Elle est située dans le golfe de Nicoya. Ce plan d’eau se déverse dans l’océan Pacifique. Environ 3500 insulaires habitent ici. Le gouvernement est propriétaire de l’île depuis 40 ans. Et il n’y aucun titre de propriété… pour l’instant! Mais il y a de grosses pressions pour changer cet état de fait. Chaque locataire paie un permis annuel pour pouvoir habiter sur sa “propriété”. Les agriculteurs avaient coutume de brûler la totalité de l’île pour des fins de culture. Cela a considérablement appauvrit sa biodiversité. Le dernier gros feu a eu lieu en 2002-2003. La plupart des habitants utilisent la pêche comme moyen de subsistance.
Nous arrivons sur l’Isla de Chira vers 15h00, le 28 décembre. Le matin, nous avions quittés Bijagua à 8h30, sous un ciel nuageux. Sur le chemin, nous arrêtons à Liberia pour acheter des caisses d’ananas et de melons à consommer sur l’île. Nous devions prendre le traversier à midi, mais nous nous sommes écartés en chemin. Si bien que nous avons pris le traversier de 14h40. La traversée, dans un bateau en fibre de verre, prit environ 25 minutes. Nous débarquons sur une plage de galet. Une centaine de mètres plus loin un autobus scolaire jaune nous attend. Après un trajet d’une dizaine de minutes, nous arrivons à l’auberge de “l’Amitié”.
Nous avons la possibilité de loger dans trois habitations distinctes: deux chalets comportant des chambres avec plusieurs lits à deux étages, ou une grande maison avec un dortoir au deuxième et des chambres à plusieurs au rez-de-chaussée. Nous nous installons brièvement dans nos chambres respectives. Avant d’aller manger, nous allons explorer les environs avec notre prof. Après le souper, les gestionnaires de l’auberge nous présentent l’historique des lieux. C’est pour améliorer leur sort, que l’Associación de Damas de Isla de Chira a mis sur pied l’auberge. Ce regroupement de femmes désiraient élaborer un projet ayant le moins d’impact sur l’environnement tout étant en harmonie avec la nature. Après des débuts laborieux, elles ont récemment commencées à récolter les fruits de leurs efforts et aussi le respect de la communauté.
Le lendemain, nous nous promenons en bateau à travers les nombreuses îles parsemant le golfe. Nous parcourons les mangroves, en espérant apercevoir quelques oiseaux aquatiques et des crocodiles! Nous nous baignons près d’un îlot de sable pendant que certains partent à la recherche de coquillages. Le soir, il y a deux présentations. Puisque nous mangeons souvent tard, et que les exposés oraux se déroulent après de copieux repas et des journées bien remplis, il va sans dire que le degré de concentration est quelque peu altéré. Eh bien, pour déjouer notre fatigue, les étudiants qui présentent un texte sur l’exploitation des crevettes par la population, ont l’idée de demander au groupe de frapper des mains à chaque fois que le mot “crevette” est prononcé. C’est quelque peu ridicule et drôle, mais bizarrement, cela force les gens à écouter.
Le 30 décembre, soit au Jour 3 de notre séjour sur l’Isla de Chira, nous nous rendons sur l’Isla Venado, où se trouve une petite communauté de pêcheurs. Nous faisons une randonnée de 11 km, “contre notre gré et en gougoune” dira une participante. C’est que la nature de l’expédition n’avait pas été spécifié avant le départ. Résultat, la majorité du groupe n’avait pas cru bon de bien se chausser. Même qu’un marcheur se foule le pied. Nous dînons sur place, dans une petite gargote de pêcheurs.
Le 31 décembre, nous marchons le long des berges, à la recherche de particularités marines: méduses, crabes, falaise, l’air salin et son influence sur la végétation. À la fin de l’aprés-midi, nous explorons une zone tampon très importante: les mangroves. C’est que les mangroves ralentissent l’érosion crée par les mouvements des vagues, en plus d’héberger une faune impressionnante. En marchant sur la grève, nous croisons des pêcheurs locaux qui nous vendent du poisson et des crustacés. Nous les dégustons au souper. Évidemment, plus tard en soirée, nous célébrons la fin de l’année en nous déhanchant sur des rythmes latins!
Le 1er janvier, c'est une journée libre. Certains en profitent pour explorer à nouveau les mangroves. Mais il faut néanmoins préparer nos valises. Car le 2 janvier, c'est déjà le retour. Nous nous levons en plein milieu de la nuit. À 6h20 nous voguons vers le continent. Notre voyage tire à sa fin.
8.05.2010
L'avenir incertain du bois Douglas
Je vous écris pour me plaindre d’un service non rendu par le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Le 19 mai dernier, j’ai écrit à ce ministère au sujet de recours possibles concernant l'acquisition de milieux naturels de qualité qu'une municipalité ne veut pas protéger.
Il s'agit ici du bois Douglas, situé à St-Jean-sur-Richelieu.
La direction de ce même ministère m’a répondu en transmettant ma demande à la direction régionale concernée, soit celle de la Montérégie. Cette dernière ne m’a jamais répondu. D'ailleurs, que fait la ministre Line Beauchamp dans toute cette histoire?
Je suis très préoccupé par la disparition constante des habitats fauniques dans le sud du Québec. Sans parler des plus belles terres arables de la province transformées en centres commerciaux ou autre Quartier 10-30.
Le bois Douglas sera vraisemblablement détruit dans sa totalité très prochainement. Pourquoi? Afin de construire une épicerie et un concessionnaire automobile dont personne n'a besoin, à part les propriétaires du terrain qui vont s'en mettre plein les poches. Le bois Douglas comporte pourtant une flore et une faune diversifiée, une richesse qui prend des centaines d’années à se former. Je considère que de détruire ce genre de milieux est un vol aux générations futures. Les infrastructures bétonnées sont relativement faciles à créer. Pas les milieux naturels riche en biodiversité. SOS Bois Douglas, un groupe de citoyens engagés et soucieux de l’avenir de leur agglomération, s’oppose farouchement à un développement non durable et veulent léguer à la postérité davantage qu’une ville asphaltée et exsangue. Ils ont amassés une pétition de 5000 noms concernant un autre boisé partiellement détruit, soit celui des Frères maristes. Une autre pétition de plus de 2000 signatures, intitulée Protection des zones boisés à St-Jean-sur-Richelieu a été déposé à l’Assemblée nationale. Le maire et la majorité de son conseil refuse d’accorder une importance à ces outils démocratiques. Je trouve ce rapport de force injuste. Le maire et ses conseillers se doivent de servir l’intérêt du plus grand nombre plutôt que ceux d’un petit groupe. Mais ce n'est pas ce qui se passe. C'est ce qui me fait penser qu'iI y a apparence de conflit d’intérêt dans toute cette affaire. Ce sont des situations de ce genre qui me font rêver à une enquête publique sur l’industrie de la construction. La population québécoise est en droit de savoir ce qui se trame réellement au sein des municipalités qui dilapident impunément notre patrimoine naturel.
Par ailleurs, je voudrais savoir quels sont les recours pour se plaindre vis-à-vis une administration municipale qui n'en fait qu'à sa tête. Je voudrais savoir également pourquoi le gouvernement ne fait pas appliquer sa propre loi, soit celle sur les milieux humides. Le bois Douglas en comporte plusieurs. Les milieux humides sont riches en biomasse et en biodiversité, et ils rendent de grands services à la collectivité. Pourtant ils sont rayés de la carte par des promoteurs sans vision qui ne pensent qu’a leur compte en banque.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma lettre, et je souhaite recevoir de votre part quelques suggestions ou éléments de solution.
3.25.2010
La STM inaugure la 747 express !
Bravo à la STM pour sa ligne 747 express desservant à partir de lundi prochain, le coeur de Montréal à notre aéroport international. En tant qu'ancien agent de bord pendant 10 ans, dont sept basé à Dorval, j'ai été ravi d'apprendre cette nouvelle. Car au début de ma carrière, je vivais à Toronto. Et la-bas, la TTC, la commission de transport local, avait instauré une navette rapide vers l’aéroport Pearson à partir d'une station de métro. La ligne d'autobus avait été baptisé la 192 Airport Rocket. À mon retour dans la métropole québécoise, j’étais déçu de voir que rien de tel n’existait ici. J’avais néanmoins décidé d’utiliser le transport public pour me rendre au boulot. Sauf que c’était réellement compliqué et décourageant. Et souvent après une longue journée de labeur, le service était tout simplement terminé. Si bien que j’ai rapidement opté pour un véhicule personnel. Ce nouveau service offert par la STM contribuera certainement à alléger notre système routier de nombreux véhicules. Maintenant, j’ose espérer que leurs dirigeants se tiendront debout devant le lobby des chauffeurs de taxi. Car à 38$ la course, ce n’est pas une option sérieuse pour les travailleurs de l’aéroport. Par ailleurs, je souhaite vivement qu’un train rapide voit le jour entre YUL et le Centre-ville, et ce dans un avenir relativement proche.
11.18.2009
Bonne nouvelle pour Montréal
11.10.2009
Comment faire sa part ... 2ième partie !
- À bas les hydrocarbures: utilisez autant que possible vos jambes, votre vélo, et les transports publics pour vous déplacer. Exigez de vos politiciens qu'ils créent davantage de pistes cyclables et qu'ils améliorent le transport en commun. Dîtes-leur qu'ils mettent fin à la construction de nouvelles autoroutes.
- Cultiver et manger des denrées de proximité: se nourrir d'aliments en provenance du bout du monde et enveloppés de pellicule-plastique (fabriquées à base de pétrole), n'est pas très écologique. Aidez à la préservation de l'agriculture local en encourageant les producteurs d'ici. Amorcez un potager dans votre cour ou dans un jardin communautaire.
- Ralentir sa consommation: Achetez moins, et si possible dans l'usagé. Pratiquez les trois "R": réduire, ré-utiliser, recycler.
- Bâtir des communautés fortes: les sociétés urbaines ont abandonnées la solidarité qui faisait la force des villages d'autrefois. Nous devons récréer cet esprit d'entraide en ville.
- Avoir la foi: pour changer la société, croyez en vos capacités. Pour développer et entretenir la confiance en soi, agissez dans votre quartier et votre communauté immédiate.
- Se tenir debout: Se faire honneur en respectant ses principes influence nécessairement votre entourage.
- Être courageux: Défiez le statu quo peut attirer le ridicule. Ne soyez pas intimidé du fait que vous avez une conscience.
- Faire des recherches: Les apprentis-réformateurs doivent comprendre non seulement le problème, mais également les forces qui maintiennent ce même problème en place.
- Utiliser vos habilités: La meilleure manière de changer le monde, c'est en effectuant des choses que vous aimez faire.
- Pratiquer l'auto-évaluation: les plus grandes défaites du mouvement environnemental sont dû à l'incapacité des activistes en herbe de reconnaître les erreurs de parcours et de les corriger quand c'est encore le temps.
10.05.2007
Les humains dans la biodiversité
8.21.2007
Retour à l'université
La patate chaude
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